lundi 30 novembre 2015

Marche pour le climat à Montpellier, Attentat ou climat : même combat !


 Photos : Arthur Bernard
L’interdiction de la marche pour le climat a-t-elle été finalement respectée ce dimanche 29 novembre ou serais-je arrivée trop tard ? A 14h30, sur la place de la Comédie à Montpellier, non loin du marché de Noël et autour de la fontaine centrale entourée de bouquets de fleurs en hommage aux victimes des attentats, un petit groupe de militants arrivés essoufflés en vélo se retrouve et s’interroge : où sont passés les marcheurs ?






Le pique-nique prévu à 13h a t-il eu lieu ? Les gobelets en plastique qui jalonnent la place ne peuvent pas être des indices. Pas le genre de la maison.Soudain, ils arrivent en serpentant, la main dans la main derrière une banderole sur  laquelle on peut lire en lettres capitale : « Ceci est un hommage à l’environnement que des terroristes assassinent tous les jours, décrétons l’état d’urgence ! ». Au lieu d’être bâillonnés et interdits de marcher, les militants ont eux aussi rebondis face à l’actualité. Les chefs d’états, eux, vont bien profiter des négociations sur le climat pour  parler de la lutte anti-terroristes.  Pourquoi les marcheurs ne feraient-ils pas aussi un peu de « récup » en décrétant que « l’état d’urgence est climatique » ?

 Photos : Arthur Bernard
 Photos : Arthur Bernard
Derrière la banderole, qu’est-ce qu’il se passe quand tous les écolos du coin veulent bien se donner la main ? Chacun prêche pour sa paroisse : le CCFD (Comité Catholique contre la Faim dans le Monde) réclame « la justice climatique et la solidarité », les anti-nucléaires déclarent que « le pétrole doit rester dans le sol », les Vegan appellent à un sursaut citoyen en devenant végétarien : « Laisserais-tu couler ta douche pendant 2 mois ? Non, alors ne mange pas ce hamburger ! », « un végétarien en 4X4 pollue moins qu’un mangeur de viande en vélo ». Alternatiba prévient : « Si la nature disparaît, l’homme aussi ». Parce que « on n’est pas la seule espèce menacée mais on est la seule à en avoir conscience ».

Sur la place de la Comédie, malgré l’interdiction, la farandole devient ronde autour d’un orchestre tzigane galvanisé par l’arrivée de ce public inattendu. Pas le droit de marcher ? Alors on danse.

 Photos : Arthur Bernard

 Sophie NICK

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