L’éducation
permet de comprendre les causes mais aussi les conséquences du changement
climatique. Nos gouvernements doivent insérer dans les programmes scolaires des
modules inhérents aux changements climatiques. L’international de l’Education a
appelé depuis Paris la communauté internationale à consacrer à l’éducation une
place prioritaire dans le processus de négociations climatiques.
« L’éducation
est le principal enjeu, le principal défi et les enfants de nos pays sont les
principales victimes de ce changement climatique » a souligné le
représentant du Syndicat National des Agents de la Formation et de l’Education
du Niger M.Almoustapha Moussa.
Le
dérèglement climatique entraine des inondations accrues, la baisse des
rendements agricoles aux niveaux des pays qui ceinturent le fleuve Niger ,
la komadougou yobé…et de plusieurs cours d’eau. Autorités africaines et partenaires
doivent assurer la continuité de l’éducation à tous les enfants victimes
de ces sinistres. L’un des constats révélés par les acteurs de l’éducation sont
notamment l’impact sur le parcours scolaire et le devenir social de ces
enfants. Pour ces éducateurs, il n’est pas question de rester en marge du
combat du siècle, car de la préservation de l’environnement dépend de la survie
des populations. Ils incitent les pouvoirs publics à adopter des comportements
qui ne compromettent pas l’avenir des enfants.
« Pouvoir de l’Education
pour une prise de conscience par rapport aux changements climatiques » est
la thématique présentée par ce défenseur de droit à l’éducation. Une
communication sur les multiples approches adoptées dans le passé et le futur.
Parlant de l’éducation et de la sensibilisation aux changements climatiques, M.
Almoustapha dira qu’au Niger, la grande partie de notre superficie est
désertique, ces érosions, ces inondations, cette baisse de la productivité,
tous ces facteurs ont des conséquences négatives. «Les élèves sont souvent
obligés de quitter les parents à la recherche d’une vie meilleure, abandonnant
ainsi les bancs de l’école. « Il est impératif que les décideurs à tous
les niveaux mettent la main à la pâte pour lutter contre le
changement climatique, en sus contre l’immigration » a-t-il souhaité.
Une règle de conduite contre le dérèglement climatique
Beaucoup d’acteurs qui
militent dans ce sens sont unanimes que les attentes des populations sont
fortes lors des négociations à la COP21. « Nous avons besoin des rudiments
nécessaires pour faire face à ce changement climatique» estime t-il tout en
suggérant que l’une des meilleures stratégies consisterait à prendre des
mesures permettant de relocaliser ces élèves dans des écoles fonctionnelles
immédiates en leur garantissant des conditions acceptables de vie et
d’apprentissage. Il faut accroitre la sensibilisation et la compréhension
du public sur les causes et conséquences de ces phénomènes, les pays et
communautés quant à eux doivent prendre des mesures pour s’adapter aux
répercussions à venir.

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