La parole aux citoyens des pays
plus grands pollueurs de la planète et qui sont sur le banc des accusés. Dans
l’espace génération climat il n’est pas facile de faire la différence entre
chinois et coréens ou encore indien et cambodgien mais nous avons quand même pu
identifier certains d’entres eux à qui nous avons donné la parole.
SAKTIMAN
GHOSH, membre de la société civile indienne : « La COP, c’est une réunion
d’hypocrites qui ne font que parler».
« J’ai participé pour la
première fois à une COP à Lima au Pérou c’était en 2014. Et depuis cette COP
rien ne bouge, on est encore confronté aux mêmes problèmes. Les gens se
rassemblent, passent tout leur temps à parler et quand ils vont rentrer chez
eux, ils oublient toue et il n y a
aucune action. Je me demande même c’est quel type de négociations où les pays
développés gros pollueurs se regroupent pour discuter entre eux et laissent en
rade la société civile qui représente les populations des pays les plus
vulnérables. Je pense que c’est un jeu insensé dans lequel les pays développés entraînent les pays pauvres
alors qu’il y a urgence. Les spécialistes estiment que d’ici 2030 il y aura
environ 50 millions de réfugiés climatiques. C’est un danger parce qu’il n y plus assez d’eau pour tout le
monde. Aujourd’hui mon pays l’Inde quatrième pollueur mondial est fortement
touché impacté par les changements climatiques. Donc le gouvernement doit
accepter de faire des efforts pour qu’on aboutisse à un accord. La société
civile indienne ne doit pas aussi se limiter à dénoncer, elle doit poser des
actes forts pour se faire entendre et faire revenir nos dirigeants à la raison
parce que notre peuple souffre.
YEHENG,
étudiante chinoise en Belgique : « Je prie pour que nos autorités
acceptent enfin de signer l’accord »
«C’est la première fois que je
viens à une Cop mais c’est bizarre de voir tous ses gens de toutes les couleurs
qui vont et viennent pendant une semaine et qu’après on dise qu’il y a un
échec. Depuis que je suis ici j’ai vu beaucoup d’officiels chinois entrer
et sortir du Bourget où se déroulent les négociations. J’espère que cette fois
enfin ils accepteront de signer un accord parce que chez nous très souvent on
est envahi par des nuages de fumées issus des usines et les populations en
souffrent énormément. Je suis conscient que ce ne sera pas du tout facile mais
je vais beaucoup prier parce qu’en tant que jeune notre avenir en dépend ».

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