mardi 8 décembre 2015

COP 21: Parole aux pollueurs


La parole aux citoyens des pays plus grands pollueurs de la planète et qui sont sur le banc des accusés. Dans l’espace génération climat il n’est pas facile de faire la différence entre chinois et coréens ou encore indien et cambodgien mais nous avons quand même pu identifier certains d’entres eux à qui nous avons donné la parole.
SAKTIMAN GHOSH, membre de la société civile indienne :  « La COP, c’est une réunion d’hypocrites qui ne font que parler».



« J’ai participé pour la première fois à une COP à Lima au Pérou c’était en 2014. Et depuis cette COP rien ne bouge, on est encore confronté aux mêmes problèmes. Les gens se rassemblent, passent tout leur temps à parler et quand ils vont rentrer chez eux, ils oublient toue et  il n y a aucune action. Je me demande même c’est quel type de négociations où les pays développés gros pollueurs se regroupent pour discuter entre eux et laissent en rade la société civile qui représente les populations des pays les plus vulnérables. Je pense que c’est un jeu insensé dans lequel les  pays développés entraînent les pays pauvres alors qu’il y a urgence. Les spécialistes estiment que d’ici 2030 il y aura environ 50 millions de réfugiés climatiques. C’est un danger  parce qu’il n y plus assez d’eau pour tout le monde. Aujourd’hui mon pays l’Inde quatrième pollueur mondial est fortement touché impacté par les changements climatiques. Donc le gouvernement doit accepter de faire des efforts pour qu’on aboutisse à un accord. La société civile indienne ne doit pas aussi se limiter à dénoncer, elle doit poser des actes forts pour se faire entendre et faire revenir nos dirigeants à la raison parce que notre peuple souffre.  





YEHENG, étudiante chinoise en Belgique : « Je prie pour que nos autorités acceptent enfin de signer l’accord »



«C’est la première fois que je viens à une Cop mais c’est bizarre de voir tous ses gens de toutes les couleurs qui vont et viennent pendant une semaine et qu’après on dise qu’il y a un échec. Depuis que je suis ici j’ai vu beaucoup d’officiels chinois entrer et sortir du Bourget où se déroulent les négociations. J’espère que cette fois enfin ils accepteront de signer un accord parce que chez nous très souvent on est envahi par des nuages de fumées issus des usines et les populations en souffrent énormément. Je suis conscient que ce ne sera pas du tout facile mais je vais beaucoup prier parce qu’en tant que jeune notre avenir en dépend ».

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire