Dans quelques semaines, tout
ce que le monde compte comme experts sur les changements climatiques vont se
retrouver à Paris pour une nouvelle grande messe. Ce sera du 30 Novembre au 11
Décembre, soit une dizaine de jours au cours de laquelle, les représentants des
195 Etats membres des Nations Unies devront s’accorder sur un texte
contraignant et applicable à tous les pays sur la limitation du réchauffement
global à 2° Celsius d’ici 2030, par rapport à l’ère préindustrielle.
Deux degrés Celsius, c’est la limite fatidique de réchauffement au-delà de laquelle, l’humanité ne pourra plus s’adapter, à temps, aux conséquences incalculables des changements climatiques (montée des eaux, inondations, sécheresse récurrentes, crises alimentaires, etc.). Cet accord doit remplacer le protocole de Kyoto dont les engagements ne pourront pas être prolongés au-delà de 2020. En vertu de l’accord de Kyoto, les pays industrialisés étaient censés réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% par rapport au niveau de 1990, mais cela n’a pas eu lieu.
Deux degrés Celsius, c’est la limite fatidique de réchauffement au-delà de laquelle, l’humanité ne pourra plus s’adapter, à temps, aux conséquences incalculables des changements climatiques (montée des eaux, inondations, sécheresse récurrentes, crises alimentaires, etc.). Cet accord doit remplacer le protocole de Kyoto dont les engagements ne pourront pas être prolongés au-delà de 2020. En vertu de l’accord de Kyoto, les pays industrialisés étaient censés réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% par rapport au niveau de 1990, mais cela n’a pas eu lieu.
Pour que le réchauffement global
puisse être maintenu dans la limite de 2°Celsius, les spécialistes sont formels :
il faudrait, en langage simple, que 80 % des réserves actuelles d’énergie
fossile (pétrole, charbon, etc.) non encore exploitées, ne le soient plus et
que les besoins d’énergie futurs soient couverts à partir des énergies
renouvelables. Si les pays développés n’ont pas été en mesure de remplir leur
part du protocole de Kyoto, on peut légitimement se demander s’ils seront prêts
à accepter un accord préconisant des réductions d’émission de gaz à effet de
serre plus contraignantes. D’où l’importance de la Conférence de Paris, présentée
par tous comme le ‘’ Sommet de la dernière chance’’.
Si la conférence de Paris
aboutit à un accord juridiquement contraignant et limitant le réchauffement
global à 2° Celsius d’ici 2030, il sera le premier accord du genre jamais
conclu. Il sera également le plus grand succès de diplomatie environnementale
depuis la Conférence de Rio en 1992, lors de laquelle, deux conventions
internationales majeures sur l’environnement avaient été signées (climat et
biodiversité) et une troisième portée sur les fonts baptismaux
(désertification).
Paris
fera-t-il mieux que Copenhague ?
Tout porte à faire croire que la Conférence de Paris sur
le climat fera mieux que celle qui avait eu lieu à Copenhague en 2009. Sur les
195 pays que compte l’organisation des Nations Unies, 146 ont déjà soumis leur
proposition de contribution à l’effort mondial de réduction des émissions de
gaz à effet de serre d’ici 2030. Mais comme les contributions de réduction des
émissions de gaz à effet de serre, annoncées par bon nombre de pays sont en
deçà des niveaux requis pour contenir le réchauffement global sous la barre de
2° Celsius d’ici 2030, l’accord souhaité pourrait ne pas être atteint à la fin
de la Conférence de Paris. Faut-il le rappeler, la Conférence de Copenhague en
2009 sur le climat avait été présentée comme l’ultime étape vers l’adoption d’un
nouvel accord sur le climat pour la période post 2015. Mais les négociations avaient
abouti à un texte sans ambition réelle, ni engagement contraignant. Pareil pour
la Conférence de Cancun ou, à l’exception de la création du Fonds vert pour le
climat, c’est également un texte sans relief qui avait été adopté.
Pour toutes ces raisons, on
peut craindre que les attentes déçues lors des conférences précédentes sur le
climat (Copenhague, Cancun, etc.) se reportent sur la Conférence de Paris, avec
l’espoir que ces attentes seront satisfaites.

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